Église Ste-Philomène
de Fortierville

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L’Église Ste-Philomène de Fortierville

La fabrique fut créée le 19 janvier 1882, signifiant ainsi le début de notre communauté…

Suite aux demandes des paroissiens et de la Fabrique, un décret canonique est émis pour l’édification de la paroisse sous le nom de Sainte-Philomène le 28 décembre 1882. L’appellation Fortierville fut ajoutée en reconnaissance à la famille Fortier, fondateurs.

Le premier desservant fut l’Abbé P. L. Labaye. Il avait une dévotion particulière envers Sainte-Philomène. C’est à sa demande que la paroisse fut érigée sous la protection de Sainte-Philomène, officialisé le 1 mai 1882.

Le contrat de construction de l’église fut donné à M. Alfred Giroux pour la somme de 11 100 $. Elle fut terminée par M. Joseph Gosselin de Lévis.

Le 15 septembre 1886 Monseigneur Taschereau fit la bénédiction de l’église, du chemin de croix et d’une cloche* donné par M.P.C. Levasseur. Les plans officiels de l’église ont été signés le 11 octobre 1889.

Description de l’église

L’église est de style Romain. L’élément caractéristique de l’architecture romane est l’emploi de la pierre comme revêtement extérieur et les murs sont/étaient recouverts de fresques représentant des histoires de la religion chrétienne, les chapiteaux des piliers et les colonnes sont sculptés. Le revêtement extérieur et le bois nécessaire à la construction viennent des champs et des bois environnants Fortierville.

La première cloche de l’église se nommait Virginie (2077livres). Elle fut vendue à un commerçant, Émile Morissette, pour la somme de 286$ qui la revendit à la paroisse Saint-Raymond de Portneuf pour la somme de 400$. Elle orna le terrain de l’hôtel de ville de Portneuf jusqu’en 2017, année où elle fut volée.

Le 19 octobre 1904, une bénédiction a lieu pour les nouvelles cloches à lieu.

Marie : 1540 livres. Dédiée à Pie X et à Monseigneur L. -N. Bégin
Joseph : 1130 livres. Dédiée aux révérends A. Beaudet et O. Moisan et J.-M. Moreau.
Anne : 730 livres. Dédiée aux trois marguilliers de l’époque; Philippe Lebœuf, François Roux et Joseph Baril.

Le coût des trois cloches : 1196$. Une levée de fonds fut organisée et le curé demanda 3$/personne. Somme très importante à l’époque. Un journalier était payé 0.14$ de l’heure et une livre de pain coutait 0.02$…

En 1924, 126 voitures simples et doubles attelées à des chevaux transportent la terre pour le remplissage du cimetière. La Fabrique fait construire un perron en bloc de béton pour l’église.

Autrefois, il y avait une messe par jour à 7h (basse messe) et le dimanche deux, une à 7h et une autre à 9hrs (la grande messe).

Deux confessionnaux sont installés à l’arrière de l’église et un confessionnal des sourds dans la sacristie.

Le bedeau voyait à l’entretien et au chauffage de l’église. Il sonnait l’angélus à 6h, 12h et 18h chaque jour.

L’Angélus est une messe en latin, dite ou chanté. Il appelle trois fois par jour les fidèles à la prière. C’est une prière de l’Église catholique d’Occident qui commémore l’Annonciation.

En 1948, une statue du Sacré-Cœur est installée à l’extérieur de l’église. Fabriquée par Biron, une manufacture de Sainte-Croix, elle fut donné par un généreux donateur de Fortierville.

La sacristie, M. Hercule Laliberté avait peint une merveilleuse fresque au plafond de la sacristie représentant un ciel étoilé d’une extraordinaire beauté. La foudre frappa la sacristie le 15 juillet 1951, un feu éclata et le feu détruisit, par la suie et l’eau, ses magnifiques fresques. Le grenier de la sacristie en garde d’ailleurs encore les traces carbonisées.

Le sous-sol. Directement sous le maitre autel, au sous-sol, on retrouve deux cryptes. Les restes de trois curés, l’Abbé Alphonse Beaudet, l’Abbé Moisan et l’Abbé Joseph Magloire Moreau y sont déposées. De plus le sacristain, frère du curé Moisan, repose ses côtés.

Les croix de chemin. Au village, croisement de la route 265 et de la rue principale, une au coin du rang St-Sauveur, une autre au croisement de la route du Brûlé et de la route Brisson, et une dernière au rang du Pin Sec et au coin de la route Habel.

« Ces croix nous viennent de nos ancêtres. Conservons nos croix de chemins… De victoire elles sont un gage et nous les remettrons, demain, à nos enfants, en héritage. »
Jean Bruchési

Différentes rénovations ont eu lieu. 1928, installation de l’électricité. En 1934-1941, restauration intérieure de l’église et de la sacristie En 1951, le 15 juillet la foudre frappe la sacristie. Suite aux dégâts provoqués par un feu dans la sacristie on procéda à des rénovations intérieures au coût de 12 695$. Les fenêtres ont été colorées entre 1941 et 1957 au coût de 30$ par fenêtres. En 1973, on procède à la rénovation de la toiture de l’église, des bancs et des planchers et ainsi qu’à l’installation d’un système de chauffage à l’huile. Dans la sacristie on retrouve un maître autel attribué aux frères Levasseur de Québec (1750) doré dans l’atelier des sœurs Augustine de l’Hôpital général. Il est plus ancien que l’église. Il a été donné à Sainte-Philomène de Fortierville par la fabrique de Saint-Jean de Deschaillons. On construisit la sacristie en fonction de ce maître-autel. Sur le dessus, une statue de la Pietà ou Notre-Dame-de-la-Pitié avec l’inscription AMEREDE… URS et comptant plusieurs reliques*.

En 2004, suite à une campagne de financement nommé « Les petits pas », on procéda à la réparation et rénovation du clocher. La campagne fut ainsi nommée car chaque famille de Fortierville avait reçu une canne de conserve transformée en banque pour y déposer 1$ par jour…

Source : Wikipédia

Notre église a comme Sainte Patronne Philomène… mais qui est-elle?

Filomena né le 10 janvier, était la fille d’un roi de Grèce. Lors d’un séjour à Rome, l’empereur Dioclétien voulut l’épouser. Mais Filumena avait déjà choisi le Christ comme époux à l’âge de 11 ans, et a refusé la proposition de l’empereur. Ce dernier, en colère d’être ainsi rejeté, fit torturer Filumena. Il l’emprisonna dans une noire prison, enchaînée, privé de nourriture et d’eau. L’empereur tenta à de nombreuses reprises de brisé sa détermination mais Filumena tenait bon grâce à la prière. Dioclétien en éprouva une rage intense, son orgueil atteint.
La Sainte Vierge lui est apparu avec son fils dans les bras lui disant il te reste trois jours avant de sortir de ton cachot… Mais pour y subir la torture. La Sainte Vierge eut ses paroles pour Filumena…

« Courage ma fille, lui dit-elle, ignores-tu l’amour de prédilection que j’ai pour toi ? Ne crains pas, je t’aiderai… Au moment du combat, la grâce viendra te prêter sa force, et ton ange, qui fut aussi le mien, Gabriel, dont le nom exprime la force, viendra à ton secours. Je te recommanderai spécialement à ses soins, comme ma fille bien-aimée entre les autres. »

Dioclétien eut recours aux châtiments. D’abord il la fit flageller, à tel point qu’elle n’était plus que plaies… Il la retourna au cachot pensant qu’elle y mourrait en deux jours. Mais deux anges vinrent mettre du baume sur ses plaies et la rendirent plus vigoureuse encore. Informé, Dioclétien, la fit venir, essaya encore de la convaincre de l’épouser et devenir impératrice de Rome. Il essuya un autre refus. Il décida de l’immerger dans le Tibre, une ancre au cou, pour l’y noyer… Mais deux anges coupèrent la corde retenant l’ancre et transportèrent Filumena sur la rive. Plusieurs citoyens romains témoins de ce prodige se convertirent. Dioclétien la fit traîner dans les rues de Rome et la donna en jouet à ses archets. En quelques minutes elle fut couverte de flèches, ensanglanté et mourante elle fut remise au cachot. Encore une fois le ciel l’honora de sa grâce. Dioclétien ordonna qu’on la perce encore une fois mais aucune flèche ne l’atteignit. Il les fit mettre au feu pour rougir le fer mais les flèches revenaient vers les archers. Encore une fois les témoins de ce martyr se convertirent. Dioclétien, craignant des émeutes, ordonna qu’on lui coupe la tête. Ainsi prenait fin la vie et le martyr de Filumena.

« Le 24 mai 1802, alors qu’on recherchait des tombes de martyrs romains dans les catacombes de Priscille, on découvrit un tombeau7. On l’ouvrit le 25 mai. Trois dalles en terre cuite avaient été placées devant le tombeau. Elles comportaient des inscriptions peintes en rouge dans l’ordre suivant : LUMENA – PAXTE – CUM FI. Par ailleurs sur ces trois dalles, étaient également peints en rouge plusieurs emblèmes : une ancre (symbole d’espérance et de martyre), une palme (symbole du triomphe des martyrs), deux flèches, orientées vers le haut et le bas, ainsi qu’une lance et un lys (symbole de pureté).

Le 10 août 1805, les reliques seront transférées à Mugnano Del Cardinal, près de Naples (Italie). À la suite de merveilleuses faveurs (guérisons, miracles de toute sorte) obtenues après des prières devant les reliques de la sainte à Mugnano, sa dévotion se diffusa rapidement et le pape Grégoire XVI, lui-même témoin de la guérison miraculeuse de Pauline Jaricot, mais après avoir prudemment fait mener des enquêtes sur la question, finit par autoriser le culte de la sainte in honorem s. Philumenæ virginis et martyris. Initialement fixée au 10 août la fête de sainte Philomène fut déplacée au 11 août sous Léon XIII.

Saint Pie X, pape, disait d’elle le 6 juin 1907 : « Ah ! Sainte Philomène ! Je suis bien attristé par ce que l’on écrit à son sujet. Est-ce possible de voir de telles choses ? Comment ne voient-ils pas que le grand argument en faveur du culte de sainte Philomène, c’est le curé d’Ars ? Par elle, en son nom, au moyen de son intercession, il a obtenu d’innombrables grâces, de continuels prodiges. Sa dévotion envers elle était bien connue de tous, il la recommandait sans cesse. On lut ce nom Filumena sur sa tombe. Que ce soit son propre nom ou qu’elle en portât un autre […] peu importe. Il reste, il est acquis que l’âme qui informait ces restes sacrés était une âme pure et sainte que l’Église a déclarée l’âme d’une vierge martyre. « Cette âme a été si aimée de Dieu, si agréable à l’Esprit-Saint, qu’elle a obtenu les grâces les plus merveilleuses pour ceux qui eurent recours à son intercession… »

Source : Wikipédia

Les curés de Ste-Philomène

1882-1897 : L’Abbé Alphonse Beaudet

Il fut le premier curé résidant à Fortierville. Il fit construire notre église de style romain. C’était un prêtre très actif. Il défricha la terre et travaillait pour le bien de ces paroissiens. Il acheta deux terrains pour construire un collège et un couvent pour la Communauté religieuse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours. Malheureusement il partit avant la réalisation de ses projets. Mais il avait donné l’air d’aller à la paroisse de Sainte-Philomène de Fortierville.

*Dans les premières années de la paroisse le taux de mortalité chez les enfants est très élevé. *

1912 : 16 enfants
1913 : 20 enfants
1916 : 29 enfants

1897-1898 : L’Abbé Moisan

Second curé de Sainte-Philomène. Il restât très peu de temps. Reconnu pour sa piété et sa générosité, il était de santé fragile. Une plaque commémorative, près de l’autel Saint-Joseph, se lit comme suit : « Le pauvre a connu combien son cœur était large et bon. » Il mourût subitement un jour après son frère. Il est enterré au sous-sol avec son frère qui était sacristain.

1898-1908 : L’Abbé Joseph Magloire Moreau

Il fit peindre des fresques dans l’église et la sacristie par M. Hercule Laliberté, un artisan de Fortierville. Il était un excellent guérisseur. Il n’y avait pas de médecin résident à Fortierville. Voir le l’Album souvenir de M. Évariste Baril car plusieurs évènements se sont produits pendant la cure de ce prêtre. Il est mort happé par une machine à planer au moulin à scie (maintenant Industries Camille Castonguay). Il a une plaque commémorative près de la statue du Sacré-Cœur. « Sa mémoire restera en bénédictions. »

1908-1912 : L’Abbé Pierre Grondin

Il est à l’origine de l’usine Bernard, une fonderie, et de l’installation du téléphone. C’était un colosse de 290 livres, d’accès facile et très religieux. Il fut le prêtre qui présida au baptême d’Aurore Gagnon.

1912 à 1918 : L’Abbé François Blanchette

Curé à l’époque de la 1re Guerre Mondiale. Il essaya par tous les moyens de contrer l’exode des jeunes vers les villes. Présent lors des premières années de vie D’Aurore Gagnon. Il fut nommé directeur de l’Action Catholique.

1918-1923 : L’Abbé Ferdinand Massé

Curé présent lors des dernières années de vie et du décès d’Aurore Gagnon suite aux sévices subis de la main de sa belle-mère, Marie-Anne Houde et de son père Télesphore Gagnon. Sa cure fut également marquée par l’épidémie de grippe espagnole. Il mourut en faisant explosé une charge d’explosifs en dépierrant un terrain. Son frère fut témoin du drame.

1923-1934 : L’Abbé Émile Giroux

Il organisait, chaque année, de grandes fêtes pour la patronne de notre paroisse, Sainte-Philomène. Une année, des jeunes organisèrent des olympiques pendant ses festivités…4500 personnes y assistèrent avec enthousiasme. Un grand succès !!! La fête Dieu et ses trois reposoirs ont aussi créé des souvenirs inoubliables dans le cœur des anciens. Il fonde l’U.C.C., l’Écho de Fortierville (Échotier), l’école centrale nommé école Sainte-Philomène. Diabétique, il a démissionné à regret…

1934 à 1941 : L’Abbé Édouard Beaudoin

Il fonda le collège d’Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière, dont il fut le 1er directeur. Il fit restaurer l’église et la sacristie. Il fonda, avec les dames de la paroisse, un ouvroir pour entretenir, réparer et mettre en ordre la lingerie de l’église. Fondateur de la salle municipale. (Centre communautaire). Il fut nommé protonotaire apostolique. Il se dévouait aux malades et aux pauvres.

1941-1957 : L’Abbé Jules LeFrançois

Ardent apôtre du Sacré-Cœur, il fit installer une statue du Sacré-Cœur, sur le côté rue de notre église de nos jours, en 1948. De nombreux organismes virent le jour lors de sa cure, Les Fermières, Rosaire perpétuel, les Chevaliers de Colombs, Dame de Sainte-Anne, cercle Lacordaire et Jeanne d’Arc ainsi que la Société Saint-Jean Baptiste. En 1944, il fonda une caisse populaire Desjardins. Voir le livre Album Souvenir de M. Évariste Baril. Son départ attrista toute la paroisse.

1957-1973 : L’Abbé Odilon Sylvain

Il se plaisait à rendre service aux gens. Il s’intéressait particulièrement à l’éducation des jeunes. Il fonda également le foyer pour personnes âgées. Après 3 années d’efforts, 15000$ l’ouverture du Foyer de Fortierville eu lieu le 24 avril 1970, sa bénédiction le 15 août.

1973-1985 : L’Abbé Jean-Doris Marcotte

Il fonda le bulletin paroissial. Il visitait régulièrement les résidents du foyer de Fortierville. Il fut missionnaire en Inde pendant 20 ans. De nombreuses réparations furent fait durant sa cure. Les toits de l’église et de la salle paroissiale, les piliers du clocher et autres réparations pour un montant de 19000$. On demanda une souscription de 100$ par famille.

1985-1986 : L’Abbé André Drolet

Curé très discret mais apprécié il resta très peu de temps à Fortierville et alla faire sa cure à Sainte-Françoise.

1986-1995 : L’Abbé Yvon Trottier

Il anima de nombreux mouvements religieux et plusieurs ateliers pratiques portants sur l’Évangile.

1995-2001 : L’Abbé André Ferland

2001-2008 : L’Abbé Alain Rousseau

Prêtre très « branché » … Sa passion pour l’informatique fit en sorte que les 4 paroisses qu’il servait se sont mises à l’air informatique ; gestion des finances, communications, visibilité sur les réseaux sociaux. Il fut également présent pour la campagne de financement des « Petits Pas », pour la réfection de la flèche de l’église, au coût de 200000$ en 2005

2008-2010 : L’Abbé Lussier

2010-2019 : L’Abbé Jean-Paul Lacroix

Profondément humain, simple et facile d’approche, Sainte-Philomène est chanceuse d’être desservie par ce prêtre. Les temps sont difficiles car les prêtres doivent servir plusieurs paroisses. Effectivement, l’Abbé Lacroix sera aux premières loges du regroupement des 8 fabriques de son secteur en une seule nommée Saint-Laurent-Rivières-du-Chêne. Nous sommes donc, depuis le 1 janvier 2018, la Communauté de Sainte-Philomène de Fortierville. L’Abbé Lacroix « dégage » sa foi. On sent en lui un dévouement et un amour de sa vocation très fort. Il a à cœur d’être près de ses paroissiens c’est là que réside ses aspirations.

Les reliques de Ste-Philomène

Maitre Autel

  • Le maitre autel est de M. Ferdinand Villeneuve de St-Romuald, 1886.

  • Don de Mme veuve Méthot, Mme. Veuve Soulard et M. d’Ambroise Verret de Lotbinière.

  • Le baldaquin est également de Ferdinand Villeneuve et est un don de l’Abbé Alphonse A. Beaudet, curé de Sainte-Philomène de Fortierville (1882 à 1897) et d’un donateur anonyme

    C’est un des plus beau morceaux d’architecture de notre église et le plus précieux. L’autel est surmonté, un peu en retrait, d’un piédestal supportant la statue de Sainte-Philomène, attribuée à Louis Jobin, en bois. Le tout recouvert d’un immense baldaquin, supporté par des colonnes cannelées en torsades. L’autel est fait de bois et est abondamment décorés de sculptures.

Autel dédié à la Sainte Vierge (côté droit de l’épitre)

  • Sculpteur : Ferdinand Villeneuve de Saint-Romuald, 1886.
  • Don de M. Wilbrod Fortier et M. Jean-Baptiste Fortier de Fortierville en 1891, le 27 janvier.
  • Une applique en forme de M qui signifie Marie orne le fronton du dais.
  • Le dais est orné de fleurs de lys, du triangle de la Sainte Trinité et du monogramme divin «777» en hébreux, JECHOVA – JEHOVA.

Autel dédié à Joseph (du côté de l’évangile)

  • Don de M. Henri Bernier, fondeur de cloches de Lotbinière et de M. Charles Gagnon,marchand de Québec, en 1888.
  • Sculpteur : Ferdinand Villeneuve de Saint-Romuald. 1886
  • Le dais est orné de fleurs de lys, avec la colombe du Saint Esprit au-dessus.
  • Sur la porte du tabernacle, une applique représentant le calice et l’Hostie.
  • Sur le tombeau, l’inscription « J H S », Jésus sauveur du Monde.

La statue de Sainte-Philomène

  • Situé au centre du cœur au-dessus du maitre autel.
  • Sculpteur : Louis Jobin, 22 septembre 1885.
  • Don de M. Ignace Déry en 1887.
  • Sainte Philomène est la patronne de notre paroisse

En 304, Philomène était la fille d’un roi de Grèce dont l’empereur Dioclétien tomba amoureux et voulu épouser. Cependant Philomène avait décidé très tôt dans sa vie de donner sa vie à Jésus, de devenir une épouse du Christ. L’empereur la fit torturer.

Le 25 mai 1802, dans la partie la plus ancienne des catacombes de Sainte-Priscille, à Rome, là où, selon les archéologues, reposent les restes des chrétiens de l’église primitive, on trouva la tombe d’une sainte, vierge, morte en martyr, flageolée, transpercée de flèches, noyée et décapitée. Sur les trois dalles en terre cuite qui fermaient son tombeau se lisait ces mots :

Paxte Cum Fi Lumena

La paix soit avec toi Filomena (fille de la lumière)

Une fiole de sang, une palme et deux ancres peintes sur son tombeau indiquaient une martyre, ses combats, son espérance et son triomphe. Elle avait à peine 13 selon les archéologues. Aussitôt que ses cendres commencèrent à être exposées au culte publique, les miracles furent si nombreux qu’elle fut proclamée Thaumaturge du X1Xième siècle. De nombreux miracles sont attribués à Sainte-Philomène. Canoniquement reconnue à Paris, le 10 février 1884, elle fut élevée au rang d’archiconfrérie le 2 mai 1884 et en Archiconfrérie Universelle par Sa Sainteté Pie X le 3 avril 1906. Jean XXIII retira la fête de Sainte Philomène du calendrier liturgique le 14 février 1961. Il le regretta sa décision car il n’aurait pas eu tous les éléments nécessaires pour prendre une décision éclairée.

Les reliques de Sainte-Philomène

  • La relique de Sainte Philomène a été concédé à notre église par l’évêque de Mugnano,Mgr. Franciscus Vitagliano.
  • «Ex Ossibus Ste Philuminae, Virginis et martyris cujus corpus quietsi»
  • Fut mis dans un reliquaire d’argent, muni d’une vitre déposée sur de la soie rouge.
  • Donné à Mugnano, le 11 août 1884 (année du début de la construction de l’église)
  • Permis d’exposition, Cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau
  • Une seconde relique, un morceau de tissus…

Le Saint Curé d’Ars

Il est le 8 mai 1786 à Darlilly, en France. Il commencera à fréquenter l’éco

le à 17 ans car ilvoulait absolument devenir prêtre. Son parcours fut très difficile car il a commencé l’école très tard et était un élève peu doué. Mais son extrême piété et son humilité fit de lui un grand prêtre. Il fut ordonné prêtre le 13 août 1815. Il est le saint patron de tous les curés du monde !!! Le curé d’Ars recevait plus de 100 000 personnes par année qui attendaient parfois jusqu’à une semaine pour pouvoir se confesser chez lui. Il subissait les manifestations du diable toutes les nuits à cause de son ministère. C’est par la confession que l’on se libère de nos manques, nos péchés et le diable tentait d’empêcher le pardon ainsi offert par le curé d’Ars. C’est grâce à lui que Sainte-Philomène est si connue de nos jours. Toutes les conversions, guérisons et miracles qui se produisaient à Ars, il les conférait à Sainte-Philomène… Il lui vouait un amour et une confiance inconditionnelle. Il s’en remettait à sa petite sainte, Sainte-Philomène, pour intercéder auprès de Dieu pour ses paroissiens.

Né le 28 mai 1786, il est arrivé à Ars-sur-Forbans en février 1818 à l’âge de 33 ans. À partir de 1830, il reçoit ses ouailles (paroissiens) dans la confession. Il décède le 4 août 1859. Il a été béatifié en 1905 à Rome par Pie X et canonisé en 1925.

*La Basilique d’Ars fut construite fin xixe siècle à partir de l’ancienne église. Les travaux furent financés notamment par une loterie dont les deux gros lots étaient le prie-Dieu et la montre du curé d’Ars, et qui rapporta 100 000 francs*. Petit clin d’œil car nous utiliserons cette méthode pour le financement des réparations du toit de notre église…*

Autres statues et reliques

Statues

  • Sacré Cœur de Jésus
  • Sainte-Anne (don de M. Anthime Baril)
  • Saint-François d’Assise
  • Saint-Antoine de Padoue
  • Saint Jean Vianney ou le Curé d’Ars.
  • Deux anges adorateurs
  • Chemin de croix en plâtre moulé

Reliques


  • St-Clément
  • Bienheureux François de Montmorency de Laval
  • Plusieurs dans le maître-autel de la sacristie

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